Participants à l’atelier « recherche en bande dessinée » (25/01/17)

Biographie des participants à l’atelier La Brèche « recherche en bande dessinée » du 25 janvier 2017 à Angoulême :

Groupe 1)

Benoît Crucifix est aspirant FNRS à l’Université de Liège et à l’Université catholique de Louvain, où il mène une thèse portant l’histoire de la bande dessinée telle qu’elle est recirculée et réimaginée par ses auteurs contemporains à travers une variété de pratiques (citation, emprunt, essai, réédition, exposition, …). Il est membre du groupe ACME.

Ruppert Tellac adore très tôt la bande dessinée et à envie d’en faire son métier. Après avoir obtenu un Bac L option art plastique à Marguerite de Valois, il intègre l’EESI à Angoulême. Il fonde l’Association BDA2 avec Aloïs Vanderf pour approfondir un nouveau système de lecture en bande dessinée. La collaboration avec les Editions Rutabaga ainsi qu’avec plusieurs dessinateurs donne suite à un recueil de planches intitulés « Work In Progress… ». Actuellement assistant d’éducation au lycée Charles A. Coulomb, il poursuit son parcours d’auteur en bande dessinée.

Groupe 2)

Sébastien Laffage-Cosnier est Maître de conférences à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté et mène des recherches autour de trois grands thèmes. D’abord, il mène des travaux sur l’histoire visuelle en sciences sociales du sport. Il explore les liens entre les pratiques corporelles et leurs représentations artistiques (affiches, photographies, cartes postales, etc.). Ensuite, il étudie la culture enfantine (bandes dessinées, jouets, dessins animés, etc.) pour comprendre comment, selon les époques, la jeunesse a été sensibilisée au sport. Enfin, il s’intéresse à l’histoire de l’éducation physique, notamment aux mécanismes permettant la mise en place et la diffusion d’innovations scolaires.

Né à Bordeaux en 1989, Jean-Charles Andrieu de Lévis intègre en 2011 la section illustration de la Haute École des Arts du Rhin (anciennement les arts décoratifs de Strasbourg) afin de développer sa pratique de l’illustration et de la bande dessinée. Il écrit un mémoire intitulé « La bande dessinée aux frontières de l’abstraction » pour son DNSEP obtenu en 2013 qui lui permet de commencer une thèse de doctorat en 2014 en Sorbonne (Paris IV) sous la direction de Jacques Dürrenmatt. Il s’intéresse dans son travail de recherche à la révolution esthétique et éditoriale qui s’est produite dans les années 90 en France et en Belgique. Il se concentre plus particulièrement sur l’émergence de Fréon et Amok et comment les auteurs qu’ils publient ou qui constituent ces collectifs envisagent la bande dessinée comme une véritable expérience esthétique.

Groupe 3)

Agrégée d’histoire, Isabelle Delorme est auteure d’une thèse sur « Les récits mémoriels historiques : mémoire individuelle et mémoire collective du XXe siècle en bande dessinée »  menée au Centre d’Histoire de Sciences Po. Lauréate d’une bourse de recherche Mark Pigott, elle est chercheuse invitée de la BnF en 2016-2017. Ses recherches s’inscrivent dans le champ de l’histoire culturelle et de l’histoire visuelle et concernent les axes suivants : bande dessinée et histoire, bande dessinée et mémoire, bande dessinée et photographie.
Sarah Ayadi est illustratrice et auteur de bande dessinée, elle intervient notamment sur Bordeaux dans le collectif Sauvage Garage. En parallèle à sa pratique artistique, elle est doctorante en art sous la direction de Bernard Lafargue à l’université Bordeaux Montaigne et étudie les différents enjeux de la bande dessinée érotico-pornographique contemporaine.

Groupe 4)

Marjorie Broussin est doctorante en littérature française du XVIe siècle, au sein du laboratoire IRHIM (Université Lumière Lyon 2). Ses travaux de recherche portent sur les mécanismes de classicisation de la littérature du XVIe siècle par l’École, et notamment sur la manière dont les manuels scolaires dessinent une image particulière de la période. Parallèlement à ses travaux de recherche, elle enseigne le français dans un lycée de Seine-et-Marne

Auteur et éditeur de bande dessinée alternative, Olivier Crepin a obtenu un Master de Bande Dessinée à l’EESI. En 2012, il crée la maison d’édition Rutabaga et sa première bande dessinée Lidocaine est sélectionnée en 2013 comme coup de cœur de la bibliothèque de la Cité Internationale de la Bande Dessinée. Fort de sa passion et son expérience dans le domaine de la bande dessinée alternative, Olivier Crepin est actuellement doctorant en littérature comparée, au sein du Labex Arts H2H, à l’Université Paris 8. Ses recherches portent sur la manière de repenser un format à succès – le roman graphique – selon des pratiques transmédiatiques.

Groupe 5)

Guillaume Bertrand a eu une révélation en classe prépa quand il a eu son premier cours de chimie organique, une sorte de coup de foudre scientifique ! Et lors d’un stage a Édimbourg il a très vite compris qu’il aimait la recherche. Depuis sa thèse de chimie organique il se rapproche de l’interface entre chimie et physique des matériaux ce qui lui a donné l’occasion de « travoyager »  au M.I.T (U.S.A), au C.E.A (France), à l’I.I.T (Italie) et au Weizmann Institute (Israël). Il occupe un poste au CEA de chercheur au LCAE, où il s’occupe de faire des scintillateurs plastiques afin de mieux détecter les rayonnements radioactifs.

Morgane Parisi est une créatrice d’image qui navigue entre l’illustration, la bande dessinée et le graphisme. Elle est diplômée de l’EESI et titulaire d’un master de recherche en anthropologie et en bande dessinée sur les modes de coopération en œuvre dans le processus créatif chez les auteurs de bande dessinée d’Angoulême. Elle est fortement inspirée par toutes les sciences et adore créer des posters narratifs et des explications scientifiques en images, où l’humour n’est jamais bien loin. Elle aime également maquetter des livres et des thèses, et régler des détails de typographie au pixel près.

Groupe 6)

Claire Fouquet est artiste-auteur et enseignante à l’Ecole Européenne de l’Image. Elle se forme aux sciences (mathématiques) avant de bifurquer pour les arts visuels. Elle sort diplômée avec mention des Arts Décoratifs (ENSAD) à Paris, en cinéma d’animation. Le succès de ses court-métrages dans les festival internationaux lui permettent de visiter le vaste monde. Aujourd’hui elle embarque pour une exploration des contrées exotiques du livre d’artiste et de la narration graphique. Notre GPS la situe actuellement à la frontière BD/science où elle tente une expérimentation de collaboration transdisciplinaire avec la scientifique Nalini Rama-Rao.

Nalini Rama Rao a une double formation d’ingénieur en biotechnologie (diplômée de l’école d’ingénieur franco-allemand-suisse de Strasbourg, ESBS) et de chercheur (phD, Max Planck Institut, Allemagne). Directrice de recherche à l’INRA de Jouy en Josas, sa recherche vise à comprendre les mécanismes qui rendent la bactérie Bacillus cereus pathogène pour l’Homme. Cette bactérie est la deuxième cause d’infections d’origine alimentaire en France. Elle engendre aussi des cas sporadiques d’infections généralisées chez les nouveaux prématurés. L’équipe de Nalini cherche à comprendre comment la bactérie se défend contre notre système immunitaire et provoque ainsi des infections parfois mortelles. Ses recherches pourraient conduire à proposer de nouvelles alternatives antibiotiques. Son expertise dans le domaine des interactions hôte-pathogène a abouti à l’écriture de nombreuses publications internationales (34) et de trois brevets.